Les années 2020 ont marqué une décennie de profonds changements pour les lois sur les jeux d’argent au Canada. Le projet de loi C-218 a profondément transformé le paysage en donnant aux provinces la liberté de définir leur propre réglementation. Bien que de nombreuses évolutions aient déjà eu lieu, il est peu probable que la situation se stabilise à court terme.
Le changement le plus important à prévoir, en dehors de l’Ontario, est que plusieurs provinces constateront probablement les retombées positives des sites de jeux privés entièrement légalisés et réglementés à l’échelle provinciale, et choisiront d’adopter un modèle similaire.
Depuis le lancement d’iGaming Ontario, la province a généré des milliards de dollars de recettes. Les provinces qui n’emboîtent pas le pas se privent donc d’importantes sources de revenus. Le Québec, l’Alberta et la Colombie-Britannique sont souvent cités comme des provinces susceptibles d’ouvrir leurs marchés à de nouveaux sportsbooks, afin d’imposer ces revenus et de renforcer la protection des consommateurs.
En Ontario même, les changements à venir devraient être plus modestes. L’industrie des jeux d’argent y est désormais bien implantée, et les principales évolutions concerneront surtout l’arrivée de nouveaux opérateurs de paris sportifs.
Bien que certaines voix aient appelé à revenir sur les réformes adoptées au cours des dernières années, ces initiatives ont peu de chances d’aboutir. Le cadre actuel constitue une nette amélioration, et les milliards de dollars générés par les jeux d’argent sont maintenant imposés, ce qui permet de financer des projets bénéficiant directement aux consommateurs.